L’école classique en économie

Contexte et histoire

Les réflexions économiques du courant de pensée de l’école classique sont apparues durant le développement du capitalisme moderne et de l’industrialisation (XVIII – XIX e siècle). Philippe Peret vous invite à comprendre les éléments-clés de cette école classique.
Face à différentes évolutions et à plusieurs phénomènes économiques interdépendants (croissance, développement et répartition des richesses entre autres), l’école classique cherche à établir une théorie pouvant justifier de ces phénomènes. Contrairement à d’autres écoles, l’école classique a rarement recours aux mathématiques et fait davantage appel à des méthodes de logique et d’observation.

 

Adam-Smith-par-Philippe-Peret
L’anglais Adam Smith est considéré comme le père de la théorie classique

Qu’est ce que la théorie selon l’école classique ?

La valeur du travail et la représentation de la monnaie

La pensée majeure de cette théorie est la suivante : le marché est stable et florissant dès lors qu’il s’équilibre naturellement. Les économistes classiques comme Adam Smith, David Ricardo ou Karl Marx considèrent par ailleurs le travail comme valeur majeure. Plus exactement, le coût du travail va devenir l’indicateur représentant la valeur des marchandises. En revanche, les classiques français estiment la valeur des marchandises sur l’utilité escomptée de celles-ci  (Turgot énonçait « le degré d’estime que l’homme attache aux différents objets de son désir ») et non sur une idée de « juste prix ».
La monnaie constitue quant à elle un instrument d’échange et les prix s’ajustent à la quantité disponible de monnaie. En conséquence, la quantité de monnaie qui circule n’a que peu d’importance étant donné ce phénomène d’auto-régulation. C’est d’ailleurs pourquoi la quantité de richesse réelle disponible ne peut pas être augmentée en créant de la monnaie. Ce phénomène d’auto régulation est rendu possible via la division du travail (ou spécialisation) qui permet elle une augmentation de productivité.
Enfin, l’épargne représente un pendant majeur de progrès car c’est elle qui permet d’investir. Adam Smith énonçait ainsi : « l’industrie de la société ne peut augmenter qu’autant que son capital augmente et ce capital ne peut augmenter qu’à proportion de ce qui peut être épargné »

L’offre, problématique centrale des économistes classiques

Au cœur de l’analyse de l’école classique se trouve la formation des richesses (production et offre).

La « loi de Say » ou « loi des débouchés » proposée par Jean-Baptiste Say affirme que tout produit terminé génère des débouchés pour d’autres. En d’autres termes, « l’offre crée sa propre demande ».
De nombreuses théories classiques tendent donc à appréhender les marchés comme des entités auto-régulées, questionnant alors la pertinence d’intervention de l’État face à des crises économiques régulières et une saga de facteurs externes à prendre en compte. On qualifie donc de nombreux théoriciens de l’école classique comme étant libéraux.

Principaux acteurs de l’école classique

Plusieurs acteurs interviennent au sein de l’école classique en économie, nous avons déjà vu Adam Smith, Jean-Baptiste Say ou Karl Marx. Citons également Thomas Robert Malthus ou David Ricardo. Les différents théoriciens économiques  seront abordés dans une sous-rubrique de ce site proposé par Philippe Peret.